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Musée Morice Lipsi


15, rue de Mailley 70000 Rosey (Haute-Saône)
Ouvert de Pâques à fin septembre ou sur rendez-vous
Tarifs : adultes 7 euros, Groupes 6 euros, Enfants 3,50 euros

Une étape culturelle incontournable en Franche-Comté.

On ne s'attend pas à découvrir dans ce petit village de Haute-Saône une collection de sculptures et de peintures du XXème siècle exposées dans un magnifique parc privé et quelques salles d'exposition impressionnantes.
Inauguré en 1990 sous le patronage de Jack Lang, ce musée et son jardin de sculptures proposent une incroyable collection de 400 sculptures de Morice Lipsi (1898-1986), ainsi que des dessins.
Ami de Brancusi, Arp, Zadkine, le sculpteur parisien d'origine polonaise, Morice Lipsi était le maître de la taille directe (lave, granit, marbre...) dans le cercle de Montparnasse, connu sous le nom de "La Ruche".
Ses sculptures monumentales se sont inscrites dans la mémoire collective, comme la célèbre colonne olympique à Grenoble, un granit de 12 m, mais aussi à Tokyo, New-York, Tel-Aviv, Mannheim, etc.
Au gré de leur promenade dans un parc exceptionnel de beauté, les visiteurs découvriront avec étonnement les oeuvres de Morice Lipsi. Plus qu'une simple collection, ce musée retrace les différentes influences et étapes de la création du sculpteur.
De même, il offre au visiteur l'occasion de parcourir une page importante de l'histoire de la sculpture en France.
Le sculpteur Morice Lipsi (1898-1986), né en Pologne, a laissé un patrimoine impressionnant témoignant de son oeuvre et de sa vie, de ses débuts artistiques dans les années 20 jusqu'à la fin de ses jours.
Morice Lipsi, venu de Pologne à l'âge de 14 ans, s'est installé à Paris dans les ateliers de "La Ruche" où logeait également Chagall, Soutine, Archipenko, Modigliani et d'autres étaient ses voisins dans le même bâtiment et comptaient parmi ses amis.
Dans son large cercle d'amis, on trouvait également Brancusi, Arp, Henry Laurens et beaucoup d'autres artistes appartenant à tous les domaines des beaux-arts.
Selon ses propres mots, Lipsi a fait son chemin "sans suivre ceux qui suivent", et il est considéré comme le maître de la taille directe, s'attirant le respect de ses collègues et des plus jeunes générations de sculpteurs.

Complexe en élévation - 1965 pierre de lave
Complexe en élévation"
par Morice Lipsi


Le musée héberge parallèlement une rétrospective de 300 tableaux, aquarelles, dessins et marionnettes de l'épouse du maître, Hildegard Weber-Lipsi, artiste peintre passionnée par le Japon, médaille d'or de l'exposition mondiale de Paris, en 1937 pour les 100 marionnettes qu'elle avait présentées au Théatre du Prisme.
Elle a ensuite régulièrement participé au Salon des Réalités Nouvelles à Paris, le Salon de Montrouge etc..
Hidegard Weber-Lipsi, née en 1901, en Suisse, est un peintre coloriste. Elle a une formation artistique en Suisse, puis à l'Académie des Beaux-Arts de Carlsruhe en Allemagne, à Londres et à Paris où, en 1926, elle devait faire la connaissance du jeune sculpteur Lipsi, français parisien d'origine polonaise. En 1929, les deux Lipsi ont participé au Salon d'Automne.
Le couple Lipsi entretenait un dialogue culturel, et les deux artistes ont su s'inspirer réciproquement pendant plus de soixante ans tout en conservant chacun leur style personnel.
Hidegard Weber-Lipsi a pour spécialité de ne jamais se borner à un seul style à la fois. Elle traite de préférence plusieurs sujets parallèlement en utilisant différentes techniques.
A part des peintures à l'huile et des marionnettes Hildegard Weber-Lipsi a également réalisé des aquarelles et des dessins. Elle a aussi modelé des masques pour le Bal masqué des artistes de Zurich, bal auquel elle a assisté à plusieurs reprises.
Un autre sujet qui n'a cessé de la poursuivre jusqu'au moment où sa vue faiblissante l'a contrainte de renoncer à peindre a été celui des "fêtes japonaises" et des "feux d'artifice" qu'elle avait pu vivre au Japon en 1963.
L'affinité ressentie par Hildegard Weber-Lipsi pour la culture japonaise l'a notamment incitée à inventer une nouvelle technique avec le Sumi (encre de Chine), technique que personne n'avait utilisée auparavant, même pas les Japonais.
Les deux collections sont accessibles au public.

Hildegard Weber-Lipsi
Musée de peintures
Hildegard Weber-Lipsi