
Alain Badier est un photographe du mouvement. Lors de ses différentes interventions auprès de Compagnie des danseurs de Dijon il s’est pris de passion lui-même pour la danse. Ses photos numériques captent dans la trace du mouvement, ce fameux flou qui «dématérialise» les corps et nous dévoile notre côté éthéré en révélant notre part de «créatures célestes», touchant ainsi, avec une extrême délicatesse, le mystère de l’expression corporelle.
Monique Wuarin, céramiste. Sentinelles sont des formes monolithiques, des silhouettes oniriques, gardiennes d’une «rêverie verticalisante», portant l’empreinte du geste qui les a façonnées, elles livrent leur modelé dans un rapport de dialogues essentiels, de tensions et de vibrations. Couleur blanche de la porcelaine qui, appliquée, modelée, pastillée, triturée, lissée ou polie sur le grès blanc, laisse apparaître, révélées par le feu, fissures, fentes et crevasses. Couleur noire des terres de grès, chamottées, rugueuses, lissées qui, laissées brutes ou émaillées jouent entre brillance et matité.
Christian Comelli, peintre. L’œuvre obéit à une double action : rapidité d’exécution dans une gestualité précise et puissante et maturations longues comme s’il la toile était «en sommeil». Entre poussées fébriles et intentions réfléchies. La peau de la toile est comme couverte de strates, sculptées, craquelées, lacérées. Elle offre au regard un champ de bataille de masses, d’empâtements, de gris, de noirs, des blancs… L’œuvre est pour Christian Comelli, un territoire à reconquérir sans cesse.

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