
L’œil scientifique Philippe Marle, peintre naturaliste, explore dans les moindres détails la faune et la flore. Pivoines, tulipes blanches, bécasse, truites farios… sont couchés sur des planches de papier ou de bois avec une grande sureté. Son acuité d’observation révèle par la justesse d’un tracé et de la variété des couleurs de l'aquarelle, l’irisation d’un plumage, les veines des pétales, les décroissances nuancées des écailles. Jean Marc Gaillard, est un peintre-poète. Il aime la luxuriance des couleurs et des espaces resserrés. La gouache est appliquée avec rigueur, par des couches successives offre des couleurs satinées qui se jouent des harmonies. Des œuvres de grandes dimensions et d’autres plus modestes, s’organisent avec générosité : c’est une aventure pour le regard. Les repères entre ciel et eau sont renversés tout comme l’horizontalité et la verticalité. Les tiges de déploient en arabesques, déverse les perles et des pétales, des graines, alors que des fétus s’élèvent en tourbillon dans le vent. Comment ne pas se sentir étreint, emporté par une musicalité de touches vibratoires ? Katy Bourgeois, vit dans et avec la nature, elle l’utilise comme matière première pour réaliser des sculptures végétales qu’elle installe dans les espaces naturels ou urbains. Mouches de rotin, troncs torturés et flammés, nids …Tout l’inspire, les évènements du quotidien comme une forme noueuse déterrée… Chacun décode selon son ressenti.
Laurence Machard

Peuplé d’objets non fonctionnels, objets d’art ou de décoration, d’animaux, de monstres, de femmes de tous genres et d'autres personnages bizarres. Elle écrit et raconte des histoires complexes. Son univers s’alimente d’une certaine inclination pour le grotesque, le primitif, une passion pour les carnavals quotidiens et une vision rabelaisienne de la représentation. Touchant à toutes les techniques (dessin, photo, film, chanson, performance, installation) elle tend vers la création d’une œuvre d’art totale en explorant comme un médium d’art plastique l’univers des arts dits vivants (théâtre, opéra, cabaret ou cirque). Ses histoires sont rocambolesque, leurs quêtes et leurs ambitions jamais épurées. Le personnage principal en est souvent une femme, idiote et magnifique, sans doute un double rêvé, qui ne peut voir la vérité ou accéder au savoir que grâce à des objets ou des formules. Elle est plasticienne, mais elle se dit bonimenteuse.
Dialoguant avec le patrimoine bisontin, se répondent des photographies projetées sous la voûte, des volumes perchés sur les cul-delampe et des toiles abstraites dans les alcôves. Les motifs du sol s’invitent sur les murs, brouillant la limite entre la vie et l’art. Ici et là apparaissent des silhouettes, de fragiles ombres dans l’espace tramé de la chapelle.
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