L’exposition, réunit une soixantaine d’œuvres issues de collections privées, parmi lesquelles des aquarelles, des fusains, des lavis et des huiles sur toile, se concentre sur une période méconnue de ce peintre montbéliardais qui découvre une région où l’« immense surface d’eau trouble d’emblée son organisme de montagnard ». L’exposition se déroule en trois parties, progressant de l’intérieur des terres vers le large.

Les gravures de Renaud Allirand figurent dans le fonds de l’artothèque depuis 2011. La gravure lui apparaît comme l'unique moyen d’écrire. Le cuivre, à la manière d’un miroir, devient le lieu de rencontre entre le visage du graveur et une pensée intime. Ses "écritures" sont particulières, volontairement illisibles, les mots ne se lisent pas, ne se comprennent pas ; ils s’imposent et deviennent le langage de tout un chacun. « Une sorte de nouvelle écriture ou de la première écriture peut-être, sans frontières où chacun peut imaginer une page de ses propres mots, de sa propre existence, terrestre ou d'ailleurs. »
Grâce à ces "écritures", le chemin de la gravure lui est ouvert, et sa peinture est entrée dans la gravure, sans couleur, sur le métal froid, matrices de cuivre et zinc ou plexi.
« Graver, c’est écrire en miroir. Ecrire un mot ou tracer une ligne, l'idée reste la même: se libérer. » écrit l’artiste.


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